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Publié : 12 juin 2013
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Ens. d’explo. : Littérature et société

Réalisation de bandes dessinées par les élèves de l’enseignement d’exploration Littérature et Société.
Après un travail de 7 semaines, les élèves de seconde LHASA ont réalisé à partir du logiciel PIXTON, des bandes dessinées sur les mythes grecs avec l’aide de M. Mariage et de Mme Belkacem au CDI. Ceci a pour but un éventuel futur voyage en Grèce. Nous vous présentons plusieurs BD qui ont été réalisées :

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Concours académique "Mon point de vue sur l’art" avec les élèves de 2de1 et 2de4 dans le cadre de l’enseignement d’exploration Littérature et Société
Rabiha Meziane : lauréate du concours académique "Mon point de vue sur l’art" et le contenu de l’enseignement d’exploration Littérature et société.

Dans le cadre de l’enseignement d’exploration "Littérature et société", plusieurs élèves des 2ndes 1 et 4 ont participé au concours organisé par la DAAC et le rectorat, "Mon point de vue sur l’art", qui consistait à faire la critique personnelle d’un tableau vu dans un des musées de Seine-Maritime. Les élèves ont effectué une première visite guidée au Muma sur le thème des mutations de l’art du XIXe au XXe siècle puis, lors d’une seconde visite libre, ils ont pu déambuler et prendre le temps d’observer le tableau de leur choix. Durant l’atelier d’écriture qui a suivi, Rabiha Meziane a exploré une œuvre originale, L’Estacade et la plage du Havre de Raoul Dufy.
Le 4 juillet prochain se déroulera la remise de son prix au MUMA et le texte de Rabiha sera exposé au musée ... tout près du tableau que vous pourrez découvrir ou redécouvrir si le cœur vous en dit. En voici un aperçu.
Bravo à Rabiha !
Les enseignants remercient chaleureusement la DAAC, le MUMA ainsi que Patrice Balvay pour ses précieux conseils.

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L’émotion d’un tableau…

Tout a commencé ce lundi 11 janvier 2013, une nouvelle année pour un nouveau coup de foudre ! Et ce coup de foudre concerne un tableau bien précis : c’était celui-ci et pas un autre.
Rabiha entre au musée Malraux, baigné par un rayon de soleil de ce début d’après-midi. Persuadée qu’un musée et qu’un tableau ne l’intéresseront jamais, elle erre et déambule dans les allées, rien ne semble l’intéresser.
Soudainement, au détour d’un couloir, elle tombe « nez à nez » avec une toile. Epoustouflée par cette œuvre, le corps tremblant et les yeux brillants, elle ne peut se retenir d’ouvrir la bouche et de pousser un petit cri d’admiration. Subjuguée, elle demeure ainsi pendant une trentaine de minutes comme pétrifiée.
Elle finit par sortir de cette transe et attrape une feuille au fond de son sac pour décrire ce qu’elle éprouve pour ce tableau, comme si elle ressentait la nécessité de coucher sur le papier ses émotions…
…« Ce tableau, je l’ai trouvé au musée Malraux. Il était plus précisément situé au rez-de-chaussée, à l’angle gauche de l’escalier qui menait à l’étage. J’ai très bien retenu cet emplacement car ce tableau m’a attirée comme deux aimants polarisés.
Il s’intitule l’Estacade et la plage du Havre et il a été peint par un peintre français appelé Raoul Dufy en 1926. Ce tableau est relativement petit puisque le cadre que j’ai observé mesure soixante dix-huit centimètres de hauteur et quatre-vingt quatorze centimètres de largeur. Sur la plaquette explicative, il est écrit que Raoul Dufy était un peintre dessinateur, graveur, illustrateur de livres…bref, un véritable artiste complet ! Il est né le 3 juin 1877 au Havre et il est mort le 23 mars 1923.
Ce qui m’a le plus attirée dans cette œuvre, ce sont d’abord les couleurs ! La couleur dominante est le bleu utilisé pour peindre la mer et le ciel. La mer forme ainsi un véritable dégradé qui, du bleu, tire progressivement vers le vert.
Sur la jetée, se trouvent des personnages en couple ou des femmes et des hommes seuls qui semblent très pensifs. Les personnages n’ont pas un contour du visage très net, ne possèdent ni nez, ni bouche, ni yeux…leur visage semble ainsi simplement « stylisé ».
Sur la gauche, on aperçoit un bateau, un voilier qui part pour une autre destination (peut-être lointaine et exotique ?). Au-dessus, le ciel blanchit et cette couleur, laissée peut-être par la vapeur des navires qu’on peut imaginer précédant le voilier, rappelle la couleur de la coque du voilier.
Tous les personnages portent des chapeaux, sans doute des hauts-de-forme. Ceux-ci témoignent de la classe sociale plutôt élevée de leurs propriétaires : des bourgeois en ballade le dimanche sur les bords de la Manche. Ils se tiennent debout sur le pont, accoudés au promontoire. Plus bas, au milieu et à droite du tableau, les personnages semblent comme effacés, étirés, étalés.
Le personnage qui a le plus attiré mon regard est l’homme situé en bas à gauche. En effet, positionné de profil, il semble absorbé dans ses pensées. Seul, il respire l’air frais de la plage empli d’embruns. Autre personnage marquant : la femme située au premier plan, tout au centre du tableau. Elle est en train de regarder au loin le voilier avec sa paire de jumelles comme si un membre de sa famille était à bord et qu’elle souhaitait lui jeter un dernier regard avant que le voilier ne se perde dans l’horizon. Elle s’imagine peut-être aussi à bord, voulant trouver une échappatoire à sa vie rangée…D’ailleurs, ce n’est peut-être pas le seul personnage du tableau troublé par ses pensées.
Si ce tableau m’a marqué, c’est aussi pour sa composition : à la fois classique mais en même temps marqué par l’originalité et le style de Dufy.
L’aspect classique est illustré par les formes géométriques qui le structurent. Les piles du pont forment ainsi des parallèles soutenues par des structures en forme de croix. L’aspect « Dufyesque » reste néanmoins présent puisqu’on observe la persistance d’un côté évanescent et rêveur : traits et lignes droites qui ne sont pas si droits que ça, contours floutés…
Raoul Dufy mélange ainsi l’art moderne et contemporain. Il semble s’être inspiré de l’œuvre de Chagall car il réemploie des thèmes populaires, en l’occurrence une scène de la vie « quotidienne » mais il conserve une certaine naïveté et un côté très expressif. C’est ce qu’on appelle le néo-positivisme, un courant pictural venu de Russie au début du XXe siècle.
Ce tableau a dû être peint par une belle soirée d’été, quoiqu’un peu fraîche. Dufy a utilisé des coups de pinceaux pour réaliser le dégradé marin. Le ciel a été réalisé avec plus de « douceur » puisqu’il apparaît totalement lisse. Il applique aussi sa théorie sur les ombres blanches qu’on retrouve dans d’autres tableaux. Ce sont des ombres internes aux objets représentés et il dissocie les formes de leurs couleurs respectives. Par exemple, les personnages sur la gauche du tableau n’ont pas de vêtements mais il a associé la couleur du ciel à ces personnages afin de les habiller.
Il développe ici ses recherches sur l’indépendance de la couleur par rapport aux objets dans la profondeur et la transparence de l’eau. Il a peint ses motifs de manière stylisée comme les petites vagues qui recouvrent la mer.
Ce tableau m’a donné envie de me jeter dedans, d’être au milieu des autres personnages, de se projeter vers d’autres horizons…en résumé, il m’a beaucoup touchée… »

Rabiha Meziane, élève de 2nde 1 au lycée Porte Océane du Havre.

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